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Near Jasper in AlbertaPetit OursBoss en porteurMadame Wapiti

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Colombie Britannique et de l'Alberta en VTT

3 riders , 3 spads et la nature à des milliers de bornes de nos terrains de jeux habituels…

Quilchena

Celista et Golden

Jasper

Robson

VTT Team somptois

En introduction…

A venir dans le pays de toutes les immensités, des plus mythiques marques, des plus folles vidéos et des riders les plus extrêmes, évidemment que l’on s’attend à un truc de dingue ! Même si on n’est pas des descendeurs et encore moins des freeriders, on pense que le Canada est un pays pour nous. Et çà ne fait aucun doute, la Colombie Britannique est parfaite pour le VTT. Malheureusement, les topos qu’on a trouvés sont un peu trop orientés descente à notre goût. Mais celà ne nous a pas empêché de faire de belles balades d’enduro, parfois à la limite du mini raid montagnard ! Quel défaut a ce pays ? Et bien, c’est peut-être ce qui est sa qualité : c’est immense. Il n’est donc pas facile de bien explorer le coin en 15 jours. Je vous rappelle que la Colombie britannique fait quatre fois la France… Ah si, il y a un autre vrai défaut au Canada :le VTT y est trop populaire. Alors oui, c’est pratique quand on cherche un magasin. , Mais çà l’est beaucoup moins quand on voit le nombre de sentiers interdits… Loin, de moi la volonté de ne pas respecter la nature, mais la plupart des chemins interdits sont autorisés aux chevaux. Comme j’ai pratiqué ces deux disciplines, je peux vous dire qu’un cheval abîme bien plus qu’un petit spad. Peut-être que ces interdictions sont liées à un problème de cohabitation ou peut-être au fait qu’il y a surtout des gros vélos et pas trop d’enduristes ! J’ai rien contre la DH, au contraire, mais c’est vrai que c’est une pratique un peu trop agressive pour des chemins tout public… Pourquoi ne pas faire comme la Fouine l’a proposé : Donner un débattement limite pour chaque type de sentier ? Bon là je sens qu’il n’y a plus grand monde qui lit mon texte, alors j’arrête de partir en live…

Quilchena, dégourdissage de spad et de rider :

Pour cette session, rien de spécial, juste 15 bornes de piste pour voir si le rider et le spad marchent bien, histoire de ne pas passer tout son temps dans le bus et dans l’avion. Malheureusement je dus rester dans le dit bus car mon spad avait un petit problème, l’attache de roue arrière n’a pas supporté le voyage !

Quilchena......

Celista, du gros négatif à l’américaine :

Grand merci à mister Charrier qui nous a monté de plus de 1000 mètres en pick-up sur de larges chemins forestiers et pour m’avoir prêté une attache ! Et là bam, un ours qui coupe  devant la bagnole ! Eh merde, je n’ai rien vu… On a descendu sur ce large chemin humide présentant quelques bosses naturelles. La Fouine a complètement attaqué, pas besoin de mise en jambe pour lui ! Pour ma part j’ai inauguré mon séjour par un truc bizarre sur mes freins. C’est vrai que çà descendait sec et que je faisais ma merde, comme d’habitude. Mon frein avant a surchauffé et n’a plus freiné du tout. Je me suis rabattu sur l’arrière qui m’a fait le même coup. C’était comme si les circuits d’huile étaient vides !Je me suis arrêté cinq minutes et suis reparti sans problèmes de freins jusqu’à la fin du séjour… Ce problème était-il lié à un stockage à l’envers dans l’avion ??? Si vous avez une idée çà m’intéresse !

Golden, mais c’est quoi ces trucs de dingue ?

« Not for timid » qu’ils disaient, tu m’étonnes…

En arrivant en fin d’après midi à Golden, nous avons été pris d’une bizarre envie de rouler… Ni une, ni deux nous voilà parti sur le petit single track qui grimpait derrière le camping. Vous voyez, c’est le style de petit single lisse avec quelques épingles, un truc sympa quoi… Au bout de quelques minutes on tombe sur un petit spot typé north shore. Ah, oui c’est vrai on est au Canada...

On arrive ensuite sur un chemin blanc, enfin quand je dis chemin, tout est relatif… Il faisait bien la largeur de trois chemins du 79 ! Comme on est joyeux et heureux, on se dit qu’on va encore monter. On finit par arriver à ce qui ressemble à une épingle. Ben oui, là bas les épingles sont super larges et y’a pas vraiment besoin de ralentir même en, bagnole… On tombe alors sur un panneau présentant les pistes VTT du coin. Yaouhhh ! Deux épingles plus haut une piste va direct au camping. C’est parfait ! Sauf que là bas deux épingles, çà fait bien quatre bornes ! Pour parfaire le tout, nous sommes épris d’une vague chiasse complétée d’une attaque générale de moustiques… Je suis pourri et lutte pas mal quand j’entends des cris dans les bois. J’arrive auprès de la Fouine qui m’attendait depuis des plombes. Ce monsieur venait de taper la causette avec deux descendeuses qui s’attaquaient à la piste voisine. Et merde, çà m’apprendra à avoir une surcharge pondérale… Mais nous de toute façon, nous avions un autre objectif, il nous fallait encore grimper un peu…

Une fois au point de départ de la piste de VTT qui n’était en fait qu’une piste de DH, nous pûmes apprécier la pure vue après 500 mètres de grimpette. Inutile de dire que cette piste fut chaotique. Le début est plus ou moins un spot, j’annonce à la Fouine que je vais faire ma merde mais lui me dit  « mais non c’est facile » puis y va. Une fois dedans il annonce que c’est pas si facile que çà puisque le sol est ma foi glissant… Je ferai ma merde sur la moitié de la descente. J’ai dû me prendre 20 pelles sur cette piste très glissante. La Fouine géra le tout sans trop d’encombres… Mais là vous vous dites, c’est quoi cette merde de Water…  Ben oui, cette piste était en gros un spot du banc humide pendant 5 bornes (compréhension réservée aux spécialistes).

A noter, qu’il y avait de jolies passerelles typées norh-shore, des petits sauts par ci par là, dont un qui faisait ces 2m5O. Il manquait vraiment un Coyote pour tenter çà ! Ah au fait, après on a regardé notre topo, ils disent texto « it’s not for timid » en parlant de cette piste. Et quand c’est mouillé c’est quoi ??? D’ailleurs, je me suis fait pourrir par un gars en Switch avec un petit coyote’style sympathique.

Jasper qu’on va bien attaquer :

- Autour de Jasper, les cinq lacs :

Première vraie randonnée du séjour. L’idée est de commencer par rien de trop méchant. On se fera donc les 15 bornes qui rejoignent Jasper par de petits chemins sympathiques. C’est en gros une rando en forêt  et en bordure de lacs sur du single-track bien lisse avec au fond très peu de racines et cailloux.

...Lacs autour de Jasper...

Un Yeti, un chemin de rêve, une Fouine et un Water en joie…

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Du plaisir et une Fouine qui tente de réparer la casse…

Les lacs à JasperAlberta Jasper...

Ce truc de dingue…

C’est juste joli et vraiment pas difficile. Ce qui est surprenant, c’est la clarté des lacs et des rivières, on se croirait aux Antilles, l’eau y est juste un peu plus froide ! Bon c’est au cours de ce petit début de rando que ma roue libre a plus ou moins lâché ! Elle est revenue à la fin de cette première partie donc j’ai pu continuer… un peu !

Après cet échauffement, on a enchaîné sur une autre rando de 20 bornes avec 400 m de positif  près de Jasper toujours en petit single très sympa. Bon là j’ai comme qui dirait été pourri et pour finir ma roue libre a explosé d’où quasiment 10 bornes à pied ou en lutte… C’est alors que nous avons été pourris par trois joyeux riders canadiens au doux sourire en me voyant marcher sur le plat… Il y avait un petit air de « c’est quoi cette merde française en Dawg… » La Fouine leur a montré par un pourrissage absolu dans la dernière descente que le TS, ce n’est pas que des merdes… Le soir, on est passé dans un petit magasin à Jasper très bien équipé, avec un sympathique accueil, pour changer ma roue puisque le moyeu était mort aussi…

- Sur la route de Maligne, je ne pêche pas :

Bon. Après l’échec cuisant de la veille pour cause de panneau interdisant l’accès aux spads, nous partons sur du chemin autorisé vers je ne sais quel lac… çà débute par du faux plat montant, puis vient du petit single track technique plein de racines. C’est très joli mais on reste dans le fond de vallée…

L’eau des lacs est toujours somptueuse et nous nous amusons « à regarder les poissons qui ont le lac pour maison »… Arrivés au bout des 8 bornes, deux options s’offrent à nous : Faire demi-tour et rentrer à Jasper ou se lancer sur 32 Km de randonnée avec du col et de la galère. C’est là que le Boss nous a fait un petit manque de jeunesse puisqu’il préféra la première option. Ben oui, le Boss ne s’étant pas levé à 7H du mat pour cause de non réveil collectif, il est un poil bougon et refuse une galère qui nous mettra dans la nuit. Ben oui un Boss çà accepte de se mettre dans la nuit que si la rando est partie à 6H du mat ! Enfin, disons aussi qu’on a quand même essayé ce passage, mais çà ne passait vraiment pas sur le premier kilomètre…

Bon sur les photos vous voyez que c’est joli et que l’on peut mettre les spads à l’abri des ours !

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Va pour le demi-tour… On arrive ensuite sur la route et nous nous tapons 10 ou 15 bornes en faux plat descendant voir plus… Nous faisons un peu de jeunesse en jouant au jeu du « on ne pédale pas et on joue à se pourrir à l’aspi »… Bien sûr il y a eu comme qui dirait un petit contact... La Fouine me pourrit mais se rabat un poil trop tôt, moi ne voulant pas ralentir je lui fais une petite touchette au niveau du dérailleur, qui dit touchette, dit petite perte de contrôle et raclage du pied à terre pour ne pas se planter… Enfin pas de pression, nous n’étions qu’autour de 50 à l’heure…

Une fois près du Canyon Maligne, on a choppé un petit chemin VTT pour rejoindre Jasper. Imaginez une sympathique descente d’environ 3 kilomètres avec juste ce qu’il faut de racines… Il y eut de l’attaque. Du gentil chemin en fin de la rando pour rejoindre Jasper, avec quand même quelques putains de côtes très courtes mais bien pourrissantes…

6 Entre panneaux d’interdiction et moments parfaits…

Celle là, c’est la rando qui restera dans les mémoires, celle où tu sens que tu vis un moment unique, celle où tu en chies au delà du raisonnable et ou la récompense est à la hauteur de nos plus secrètes espérances…

Départ tôt le matin d’un parking sur la route de Maligne Lake. Le but, rejoindre Jasper en passant par un col à 2300 mètres ! En distance, ce n’est pas si énorme, il y a environ 35 bornes et à peu près 1300 de positif… Mais quel positif ! Première bonne nouvelle, il n’y a pas de panneaux interdit aux spads à  ce point là. C’est plutôt  cool car l’itinéraire que l’on veut rejoindre de l’autre côté du col est interdit au spad dans tous les autres sens… On prie juste pour qu’il n’y ait pas de pancarte au sommet nous obligeant à un demi-tour stratégique.

On ne saura jamais si cet itinéraire était autorisé ou s’il s’agissait d’un oubli, mais on en a bien profité !

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Tout commence par 400 à 500 mètres de montée « normale » dans les bois. Çà dure en gros deux heures, on roule, on marche, on porte le vélo, malgré ma pourriture liée aux précédentes randos je suis à peu près d’attaque. C’est dans cette montée que l’on rencontrera un oiseau original dont je ne sais plus le nom. Il était gentiment au milieu du chemin, on a ralenti pour qu’il parte. Mais que nenni,  la bestiole voulut nous ouvrir la voie pendant quelques minutes, avant de partir dans les bois. Nous marchions deux ou trois mètres derrière elle. Surprenant. Comme quoi, quand il n’y a pas de c… de chasseurs…

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Après cette première partie, vient la galère du jour. En effet, nous nous sommes retrouvés dans une sorte de marécage où il était impossible d’enchaîner plus de dix mètres sur le spad. Après de nombreuses heures de marche,  la végétation devenait de plus en plus rare et on se dirigeait vers un décor alpestre. Quelques cairns indiquaient le chemin à suivre. J’aimerais pas être dans le brouillard là haut…

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Comme vous le voyez sur les photos, la montée finale sur le col est en portage obligé. C’est bien raide et çà calme vraiment. Les 50 derniers mètres de dénivelé avec le spad sur le dos sont vraiment difficiles car çà glissouille et çà monte sec !

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Sur la photo de gauche, on voit bien que çà monte avec le Boss au premier plan et le petit point noir à la masse derrière… Sur celle du milieu, on suppose le point de départ de la rando qui est 400 mètres plus bas que le bout de la vallée au fond… Oh elle est  pas claire cette phrase !!!

Arrivés au sommet, c’est la libération. Le paysage est à couper le souffle et çà à l’air de plutôt bien descendre sur le spad…

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Petite pause photos et ensuite, descente parfaite sur ces petits cailloux, puis single avec épingles sympathiques et balades en forêt sur un chemin un peu labouré par les chevaux, pour finir par un single très légèrement cailloutu, propice aux bonnes attaques, sans oublier un petit passage dans un pierrier pour finir au bord d’un lac aux troncs d’arbres déchiquetés par les castors… Un rêve de descente toujours sur le spad avec un paysage parfait… Bon, c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de photos mais c’est qu’on avait autre chose à faire !

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On a en profité pour taper la causette avec un sympathique couple de québécois. Le monsieur avait l’air de trouver le concept de faire çà à vélo très cool !!!! Pour rentrer à Jasper, il y à deux options, le sentier des 5 lacs ou même pas 10 bornes de bitume.

Near Mount Robson :

- Le single track d’une vie

Cette rando se divise en trois parties, une première vététistique en montée, une deuxième en marche et une troisième inoubliable… Le vélo est plus un outil pour faire les deux journées de randonnée en un peu moins d’une. Il est ici impossible de tout faire en vélo, à moins d’être un très bon trialiste !

A la base, nous devions marcher avec les filles sur la première rando que l’on trouverait entre Jasper et Robson, mais vu la beauté du single, le Boss préféra l’option spad… Nous roulons donc sur un single track montant pendant 8 bornes. Inutile de vous dire que l’on niffe la bonne descente puisqu’il s’agit d’un aller retour… Arrivés au "camping", nous décidons de continuer pour aller le plus haut possible. S’en suit une longue marche dans un pseudo marécage en traînant le spad plus qu’autre chose… Après une quasi heure de poussage de spad, nous nous décidons à les planquer juste avant le premier pierrier, puisque çà devient vraiment plus possible avec un vélo. On pense qu’il nous reste peu de marche, on décide donc de continuer.

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Deux photos d’un Water dans la montée, la descente promet… Un Boss dans le marais…

Mais en fait il y a je ne sais combien de bornes dans un pierrier immense avec une montée finale qui calme bien… Après une bien longue montée nous arrivons au lac. C’est superbe mais vu que le temps se couvre et que ma pourriture est innommable, je décide de me poser cinq minutes et de redescendre (ben oui il y a en gros 2 heures à pied et une petite hjeure de vélo)

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Montée finale à pied, franchement impossible en spad. Notes que j’ai gardé mes protections et j’ai bien fait, c’est pas mon truc de sauter entre les blocs de pierre !

Le Boss et la Fouine décident de rester encore un peu avant de me rejoindre. La descente dans les pierres se fait tout à la glisse puisque çà mouille. Après une petite lutte, je retrouve mon spad et là, très bonne surprise, on n’a pas monté les vélos pour rien, c’est technique et glissant mais çà passe sur le spad jusqu’au camping… Bon bien sûr, je vais me taper un PPD et je vais lutter mais çà passe… Peu avant le camping, la Fouine et le Boss me rattrapent, petite pause, et on attaque ce que j’attends depuis le matin, 7 bornes de single track de folie…

Je me place juste derrière la Fouine, il slalome réellement entre les arbres, c’est magnifique et très agréable… La fin de la descente compte quelques petites épingles marrantes où tout se fait sans poser le pied… C’est là que ma protection m’a encore sauvé un  genou, puisque j’ai tapé fort dans une caillasse cachée dans un buisson. Le choc fut fort mais non douloureux. Merci. Ah oui, au fait, cette rando fut réalisée le jour de ce que le Boss avait plus ou moins appelé une journée pépère tranquille…

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Le Lac tant mérité et une Fouine et un Water qui sortent de leur bain dans un autre lac à l’arrivée… Waterproofette part pour sa part niffer le terrain

- Lac et Robson :

Bon, ce jour là je me suis mis en RTT (Réduction du Temps de Tuerie). Il est vrai que ma pourriture et le temps plus qu’incertain m’ont empêché de suivre ces deux tarés. Alors que dire, 8 bornes de VTT, plus de 20 bornes à pied et re 8 bornes en vélo, si çà ce n’est pas une belle journée ! Regrets éternels…

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"Street" dans Vancouver :

Pour finir ce charmant séjour, rien de tel qu’un peu de jeunesse dans Vancouver… Nous nous sommes baladés dans l’immense Stanley park et dans les longues avenues du centre ville à la recherche de bons shops. C’est sympa et c’est une manière agréable de finir ce trip !

La suite : Notre Road trip